Pourquoi la planification est au cœur de la performance de la filière volaille
Une production pilotée par la demande
Dans la filière volaille de chair, la production fonctionne selon un modèle de flux tirés : ce sont les besoins du marché qui déterminent ce qui sera produit. Les volumes mis en place dans les élevages sont généralement déjà destinés à des débouchés identifiés auprès des abattoirs et de la distribution.
Cette organisation permet d’adapter précisément l’offre à la demande, mais elle exige une anticipation importante.
À partir des commandes, les plannings d’abattage sont définis puis déclinés en rétroplanning afin d’organiser l’ensemble du cycle de production, de la reproduction jusqu’à la mise en élevage.
Un marché de plus en plus segmenté
La filière volaille doit répondre à une grande diversité de marchés : labels, IGP, agriculture biologique, productions sans OGM, sans antibiotiques ou encore élevées selon des cahiers des charges spécifiques.
À cette segmentation s’ajoutent des exigences croissantes en matière de calibrage. Les abattoirs recherchent des volailles répondant à des poids précis afin de satisfaire les attentes de leurs clients.
Ces contraintes impactent toute la chaîne de production : choix des souches, alimentation, durée d’élevage, type de bâtiment ou encore gestion sanitaire.
Pour les éleveurs comme pour les organisations de production, la maîtrise de ces paramètres est essentielle pour garantir la rentabilité et la conformité des productions.
Le planification pierre angulaire de la filière
Dans ce contexte, la planification occupe une place centrale.
Elle permet de produire le bon volume, au bon moment et dans les bonnes conditions, tout en optimisant l’occupation des bâtiments et les performances économiques des élevages.
Le travail de planification s’effectue généralement en deux étapes :
la planification de la production, à partir des besoins des abattoirs ;
la planification des couvoirs, qui doivent anticiper très en amont la disponibilité des lots reproducteurs.
Chaque décision prise à un maillon de la chaîne a des répercussions sur les étapes suivantes. Une vision globale et partagée est donc indispensable.
Outils de planification : des assistants devenus incontournables
Face à la complexité des paramètres à gérer, les outils de planification sont aujourd’hui de véritables assistants pour les équipes terrain.
Ils permettent notamment de :
gérer les capacités et l’occupation des bâtiments ;
organiser les mises en place et les transferts ;
suivre l’évolution des poids des lots ;
anticiper les dates optimales d’enlèvement et d’abattage ;
prendre en compte les contraintes propres à chaque type de production ;
intégrer les durées de vide sanitaire.
Les planificateurs disposent ainsi d’une vision précise de la production et peuvent simuler différents scénarios en fonction des objectifs et des contraintes.
Anticiper les imprévus
Malgré toute la rigueur apportée à la planification, des ajustements restent nécessaires : évolutions de la demande, contraintes sanitaires, retards ou modifications de dernière minute.
Les outils numériques apportent alors une aide précieuse en permettant d’évaluer rapidement les impacts d’un changement et d’identifier les meilleures solutions.
Chez Kerhis, nos solutions dédiées à la filière volaille accompagnent les organisations de production dans cette mission stratégique grâce à :
des prévisions à moyen et long terme intégrant capacités et contraintes de production ;
une planification opérationnelle des mises en place, transferts et abattages ;
des outils de pilotage facilitant la prise de décision et l’optimisation des performances.
« Dans une filière où chaque étape est interdépendante, la planification n’est plus seulement un outil d’organisation : elle est un véritable levier de performance. »


